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La prise d’antidépresseurs chez la femme enceinte favorise l’obésité et le diabète chez l’enfant
Le 24/06/2014 par Anne-Sophie Roux
Selon une étude américaine, être sous antidépresseur pendant la grossesse pourrait entraîner une future obésité et un diabète chez l'enfant à naître.
L'étude a été présentée le 22 Juin lors de la réunion conjointe de la Société Internationale d'Endocrinologie.
Dépression chez la femme enceinte et hausse de l’obésité
Les femmes enceintes sont particulièrement sensibles à la dépression et on estime qu'environ une femme sur cinq présente des symptômes liés à la dépression quand elles attendent un enfant.
Aujourd'hui, près de 20% des femmes enceintes prennent des antidépresseurs prescris sous ordonnance aux Etats-Unis.
La prise de ces médicaments induit un risque d'obésité accru chez les adultes, mais on ignorait jusqu'à présent s’ils avaient aussi une incidence sur la santé des enfants à naître.
L'obésité et le diabète de type 2 ne cessent d'augmenter chez les enfants aux Etats-Unis. Les habitudes alimentaires riches en graisses, le mode de vie familial et l’activité physique peu importante n’y sont bien sûr pas étrangers, mais un nouveau facteur semble aussi avoir été découvert.
Antidépresseur et hausse de la quantité de graisse
Le développement d'une "stéatose hépatique" est souvent observée chez une personne obèse, et les chercheurs ont souhaité voir si une prise d'antidépresseur pouvait donner lieu à ce trouble du foie chez l'enfant dont la mère est sous prescription.
L'étude menée sur l'animal démontre que la progéniture issue d'une mère sous antidépresseur de type ISRS (inhibiteurs sélectifs) a accumulé des graisses et possède un foie inflammé une fois adulte.
Quelle solution? Les recommandations des chercheurs
Les scientifiques en concluent que les femmes ne doivent pas forcément être interdites d'antidépresseurs durant leur grossesse, mais qu'il peut y avoir des conséquences sur leur enfant, associées à des antidépresseur à risque. Il convient donc d’être prudents sur le type d’antidépresseur choisi.
L'avantage de l'étude est de pouvoir désormais identifier des groupes d'enfants potentiellement concernés par de futurs problèmes d'obésité et de diabète, et de prévenir ainsi d’avance ces risques au cours de leur vie.
La prochaine étape pour les chercheurs et de comprendre le mécanisme précis de cette incidence nocive sur l'enfant, et de pouvoir trouver des solutions thérapeutique alternatives pour les femmes enceintes souffrant de dépression, sans pour autant faire encourir des risques à leur enfant.











